Ecrivain en herbe

Obsession.

Cher "AMI",

 

Je suis fou.

Pourquoi je pense à toi en permanence ? Pourquoi je pense à toi tout court ? Pourquoi t'as envahis mon esprit ? 

Pourquoi tu me fais souffrir ? Je sais que tu veux que je souffre ! Je le vois dans ton regard. Ton regard malin.

Comme pour me dire que c'est peine perdu. Que je ne pourrai me défaire de toi.

Tu le fais exprès. 

Pourquoi c'est à moi que tu t'attaques ? J'ai fait quelque chose qui t'as énervé ? Blessé ?

Ou tout simplement pour t'amuser ?

Tu es fourbe. Quand on ne te connait pas, c'est facile de dissimuler une âme aussi pourrie derrière de faux sourires.

C'est simple, tellement simple ! Même moi, je peux le faire !

Je. Te. Hais.

Sache le bien. C'est important.

 

Au début, je pensais que cette obsession était de l'amour. J'étais surpris.

Je suis gay ?

En faite, c'était juste une obsession malsaine. Enfin, je crois.

Vouloir tout savoir de toi. Tes habitudes. Tes manies. Tes peurs. Tes désirs.

Comme pour mieux te cerner. Mais tu l'as remarquée.

Tu m'as remarqué. T'as su que je m'étais interressé à toi.

T'as comprit que j'étais émanté à toi. T'as comprit tout ça.

Alors, tu m'as abordé avec un petit sourire. Tu es devenu tactiles avec moi.

Et seulement moi.

Tu m'as lancé des mots en cours.

Un jour, tu m'as prit la main. Et j'étais tellemement surpris que je t'ai laissé faire.

Tu as tout fait pour être avec moi. Ca en est devenu troublant.

Tu es troublant.

Tu es blessant.

En faite, j'avais l'impression que tu t'interressais à moi aussi. J'ai cru.

T'es un assassin.

Pourquoi t'as changé de comportement du jour au lendemin ?

Pourquoi tu t'es rapproché de moi pour mieux t'éloigner ?

En faite, tu te jouais de moi depuis le début.

Tu fais exprès de blesser les gens.

 

Et puis, amour et haine, c'est pas si éloigné.

Pourquoi tu l'as embrassée ? Pourquoi devant moi ? Pourquoi m'avoir lancé ce regard perfide pendant que ta langue fouillait sa bouche ?

Tu ne voulais pas de moi. Mais tu savais que je voulais de toi.

Tu savais que t'allais me briser le coeur.

Et tu m'as briser le coeur.

 

Finalement, ce que je voulais que tu saches,

Que depuis cet épisode, j'ai tout fait pour que cela soit comme si rien ne s'était passé.

J'ai vraiment fait ça. Et c'était les pires jours de ma vie.

Mais je craque. Je n'arrive plus à faire semblant. Ton affection me manque, et cette fille que tu presses contre toi quand je suis là me fais penser à une marionnette. Et me fais penser que j'en étais une pour toi également.

Je te dis juste ce que je pense. A chaud. C'est bouillant. Parce que quand tu liras ça, ce sera froid.

Comme mon corps au fond de cette eau gelée.

 

Avec tous mes sentiments,

Eliot

 

PS: Si tu vois des tâches floues plus haut, ce sont des larmes. Excuse moi.

 

 

 


Un texte touchant et bouleversant ! Un rythme soutenu et haletant. Bravo.