Ecrivain en herbe

le poète et la schizophrène9

Marie et Mohamed n'avaient pas quitté leur appartement depuis une semaine. Alités, défoncés aux amphétamines et à l'alcool, ils faisaient l'amour sans vergogne dans une puanteur sans nom. Lorqu'ils eurent la visite d'une vieille connaissance de Marie, une ancienne institutrice qui portait le prénom de Catherine, poussée hors de la vie sociale par ses dépressions à répétition, ils levèrent les rideaux, ouvrirent les fenêtres, et prirent du café. Puis, Catherine, en possession de deux autres cartes d'invitation, ils finirent leur matinée à la foire aux vins. Marie était toujours habillée d'une manière excentrique, ce jour-là par exemple, elle portait un pantalon à pattes d'éléphant couleur orange, une veste en faux cuir de couleur mauve, des talons aiguilles jaunes, un chapeau année seventies et un sac à main en forme de seringue. Quant à Mohamed, il était habillé comme un vrai junky. Catherine, de son côté, était habillée d'une manière classique, rien ne transpirait de son apparence. Après Dionysos, Marie et  Mohamed   allèrent dans l'appartement cossu de Catherine. Ils firent l'amour à trois.