Le worldbuilding
Construire un monde secondaire cohérent demande de définir sa géographie, son histoire, ses langues, ses cultures — même si 90% de ce travail n'apparaît jamais dans le texte. C'est l'iceberg de Tolkien : la solidité visible repose sur l'invisible.
Le système de magie
Toute magie dans la fantasy doit avoir des règles et des limites. Une magie sans contrainte ne crée pas de tension dramatique. Les meilleures magies (comme celle de Brandon Sanderson) ont un coût, une limite et une logique interne.
L'hésitation fantastique
Dans le fantastique pur (au sens de Todorov), l'hésitation entre l'explication naturelle et surnaturelle est le moteur du récit. Le Horla de Maupassant, Le Tour d'écrou de James — ces œuvres maintiennent délibérément l'ambiguïté.
Les créatures et antagonistes
Les monstres de la fantasy sont souvent des métaphores — la peur de l'autre, du temps, de la mort. Les meilleurs antagonistes fantastiques ont une logique propre, des motivations compréhensibles depuis leur propre perspective.